🏙️ Épisode 5 – cœur de ville : douze ans d’occasions manquées

Le cœur de ville, de l’Hôtel Versailles jusqu’aux tennis de la Barmassa, devrait être un véritable espace de vie, un lieu où l’on s’arrête, où l’on se retrouve, où l’on flâne.
Aujourd’hui, il donne surtout l’impression d’un secteur abandonné, traversé sans être vécu.

Le cœur de ville, de l’Hôtel Versailles jusqu’aux tennis de la Barmassa, devrait être un véritable espace de vie, un lieu où l’on s’arrête, où l’on se retrouve, où l’on flâne.
Aujourd’hui, il donne surtout l’impression d’un secteur abandonné, traversé sans être vécu.

Commerces fermés, trottoirs étroits, passages piétons dangereux, jardinières encombrantes et mal entretenues, espaces verts sans cohérence…
L’entrée de ville ne donne plus envie de s’y arrêter. On la traverse, sans jamais y rester.

Le Jardin Binon, le parvis de l’Octroi et les trottoirs constituent un ensemble incohérent, jamais repensé dans sa globalité.
Il n’existe aucun véritable espace de pause agréable : peu d’ombre, pas de fontaine, aucun lieu convivial pour prendre un café, une glace ou simplement passer un moment en famille.

Le potentiel est immense. Il est aujourd’hui totalement inexploité.

Des projets annoncés… mais jamais réalisés

Depuis plus de dix ans, les annonces se sont succédé sans jamais se concrétiser.

– Un tunnel annoncé en 2020, une piétonnisation promise dès 2014 puis à nouveau en 2020 : aucune étude, aucun début de réalisation.
– Deux commerces préemptés (pharmacie et BPCA), achetés avec de l’argent public, laissés sans projet pendant plus de deux ans pour l’un et plus d’un an pour l’autre.

Concernant la BPCA, il est désormais envisagé d’y installer la police municipale.
Cette décision condamnerait définitivement tout linéaire commercial sur un emplacement stratégique de 12 à 15 mètres de façade, pour un coût de 670 000 € d’achat et près de 800 000 € de travaux, alors que la police est déjà installée à la salle des Genêts, juste à côté.

La salle des Genêts deviendrait le Centre de Supervision Urbain.
Conclusion : une entrée de ville entièrement dédiée à la police, au détriment de toute vitalité commerciale, sans concertation réelle, sur un projet qui engage pourtant l’avenir de toute la population.

La police municipale est bien sûr essentielle à la ville.
Mais est-ce l’emplacement idéal dans un centre qui se meurt par manque de commerces et de vie ?

À cela s’ajoutent :
– un Jardin Binon et un parvis de l’Octroi mal entretenus,
– un parking du jeu de boules dangereux et inesthétique,
– un parking souterrain annoncé depuis douze ans, sans jamais la moindre étude sérieuse,
– des tennis déplacés et un projet de padel commercial à l’Ange Gardien, affaiblissant un club historique,
– l’îlot de la Poste, vide à près de 70 %, sans projet,
– un projet de centre Alzheimer abandonné malgré une promesse de don de 300 000 €,
– le Sacré-Cœur : 240 000 € dépensés en façades, sans aucun projet intérieur. Un décor sans vision.

Ce qui pose question

Toutes ces décisions, ou ces absences de décision, révèlent un manque criant de vision municipale.

Aucune stratégie commerciale.
Aucune réflexion urbanistique globale.
Aucune anticipation des besoins.
Aucune saisie des opportunités pour créer un cœur de ville vivant et attractif.

Laisser des bâtiments vacants pendant des années, c’est priver les habitants de services et affaiblir durablement l’économie locale.
Transformer des emplacements stratégiques en équipements administratifs, c’est condamner toute dynamique commerciale future.
Ne pas penser les espaces verts, c’est priver les familles de lieux de promenade, de détente et de convivialité.

Ce que je défends pour le cœur de Villefranche

Mon ambition est claire : faire du cœur de ville un lieu où l’on vit, pas seulement un axe de circulation.

Je veux recréer une continuité urbaine et humaine, de l’Octroi à la Barma(s)sa, en passant par la place de la Libération et la Poste.

Concrètement, cela signifie :
– une promenade de l’Octroi entièrement repensée : trottoirs élargis, végétalisation, arrêts minute, terrasses conviviales,
– un Jardin Binon transformé en véritable jardin public : ombre, bancs, cheminements doux, espaces familiaux,
– des lieux pour s’asseoir, se retrouver, prendre un café ou une glace,
– une stratégie commerciale cohérente pour redonner vie aux commerces et attirer de nouvelles activités,
– une valorisation du paysage et de l’identité du village grâce à un urbanisme harmonieux et accueillant,
– un cœur de ville apaisé, vert et agréable, pensé pour les habitants avant tout.

Redonner à Villefranche un cœur qui bat

Notre projet est ambitieux, mais réaliste.
Il repose sur une vision globale, sur la cohérence entre les espaces et sur la volonté de redonner à Villefranche un véritable cœur qui bat.

Un centre-ville où l’on se promène, où l’on respire, où l’on vit.
Une entrée de ville qui ne soit plus seulement une route Nice-Monaco, mais une véritable entrée de village, accueillante et dynamique, qui ne donne qu’une seule envie : s’y arrêter.

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