🏰 Restaurer la Citadelle ne se résume pas à une photo finale

La restauration des quatre bastions de la Citadelle touche aujourd’hui à son terme. C’est évidemment une très belle étape pour notre patrimoine communal.
Mais au-delà des images finales, il est important de raconter ce que représente réellement un chantier patrimonial de cette ampleur.

La restauration des quatre bastions de la Citadelle touche aujourd’hui à son terme. C’est évidemment une très belle étape pour notre patrimoine communal.
Mais au-delà des images finales, il est important de raconter ce que représente réellement un chantier patrimonial de cette ampleur.

Ce projet a été engagé dès 2019 et s’est déroulé sur près de six années, suivi de près par ma colistière Monica Laugier. Six années de travail exigeant, ponctuées de défis techniques, d’imprévus et de découvertes qui rappellent combien restaurer un monument historique est un exercice complexe, bien loin d’un simple chantier “visible”.

Un travail technique et patrimonial d’une grande complexité

Chaque bastion s’est révélé différent.
Chaque casemate, chaque voûte, chaque mur ancien a nécessité une réponse spécifique, notamment pour traiter les problématiques d’étanchéité et de drainage, indispensables pour stopper les infiltrations qui affectaient les espaces muséaux.

Les maçonneries anciennes, dont certaines remontent probablement au XVIᵉ siècle, ont été dégagées et restaurées avec un soin extrême. Pour certaines zones, il s’agissait de surfaces qui n’avaient sans doute jamais été mises au jour depuis leur construction.

Des découvertes archéologiques précieuses

Le suivi archéologique, mené tout au long du chantier, a permis de belles découvertes : boulets de canon, roue, éléments en terre cuite…
Autant de vestiges qui viendront enrichir nos musées et approfondir la connaissance de l’histoire de la Citadelle, au bénéfice des habitants comme des générations futures.

Un chantier suivi dans la durée

Avec Monica, nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Trubert, architecte en chef des Monuments historiques, Yann de Carné, dirigeant de l’entreprise SMBR, l’ensemble de ses équipes, leurs chefs de chantier successifs, Damien, ainsi que tous les intervenants mobilisés sur ce chantier d’exception, notamment la DRAC pour son implication exceptionnelle.

En tant qu’adjointe à la culture, Monica Laugier a assuré un suivi constant de ce projet. Dès 2020, elle a été à l’initiative de la mise en place d’un comité de suivi, indispensable pour un chantier patrimonial mené dans le temps long, avec exigence, méthode et humilité.

Restaurer le patrimoine : un engagement de terrain

Ces images de chantier, parfois spectaculaires, rappellent une chose essentielle :
la restauration du patrimoine ne se résume jamais à une photo finale.

Elle se construit sur le terrain, dans la durée, grâce à des femmes et des hommes engagés, compétents, attentifs aux détails et respectueux de l’histoire des lieux.

Un chantier patrimonial exige une présence réelle, une connaissance fine du site et un suivi rigoureux. C’est à ce prix que notre patrimoine peut être transmis, restauré et compris dans toute sa richesse.

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