Un article récent de Nice-Matin met en lumière un point important de la gestion municipale : la zone de mouillage et d’équipements légers (ZMEL) de Villefranche nécessite une subvention communale de 120 000 € afin d’équilibrer ses comptes.

Rappelons-le clairement :
qu’un service public puisse coûter de l’argent n’est pas en soi un problème. De nombreux services essentiels sont financés par la collectivité, et c’est parfois nécessaire.
La question que je souhaite poser est d’une autre nature.
Après plusieurs exercices déficitaires, la majorité municipale a fait le choix d’intégrer les comptes de la ZMEL au budget communal, plutôt que de maintenir un budget distinct, clairement identifiable et lisible pour les habitants.
Ce choix interroge.
Non pas sur l’existence du déficit, mais sur la lisibilité de l’information financière et la capacité des citoyens à comprendre comment l’argent public est utilisé.
Lorsque les lignes budgétaires deviennent plus difficiles à lire,
lorsque des déficits spécifiques sont absorbés dans un budget global,
le débat démocratique s’appauvrit.
Les Villefranchoises et les Villefranchois ont le droit de savoir :
- combien coûte réellement chaque service public,
- comment il est financé,
- et quels choix de gestion sont opérés.
Ce débat n’est pas technique.
Il est démocratique.
La transparence budgétaire est une condition essentielle de la confiance entre une municipalité et ses habitants. Elle doit rester une exigence permanente.
